vendredi 11 décembre 2009

Le citoyen Reynald Du Berger: à écouter absolument!

Sur la question du réchauffement climatique, un commentaire déposé sur mon blogue me suggérait d'écouter Reynald Du Berger qui récemment donnait une pleine heure d'entrevue sur les ondes de Radio Shock.

Quel beau moment et quel bel être humain et citoyen de première classe que ce M. Du Berger. Un scientifique québécois trop peu sollicité par les médias mais qui se rend disponible à qui veut l'entendre. Je ne vous enlèverai pas le plaisir de l'écouter (il le faut!) mais vous dirai que j'ai adoré la façon dont il a décrit la science du climat et qu'il m'a éveillée à la complexité du sujet dans sa globalité (géophysique, océanographie, astronomie, etc.).

Autres commentaires de sa part:
  • Dès la création du GIEC, l'intention était de s'attaquer au CO2 (Les dés étaient pipés d'avance)
  • Copenhague n'a rien d'un événement scientifique: ce sont des politiciens qui cherchent à plaire à leur électorat
  • La dimension scientifique de la climatologie a dérivé vers une dimension politique, puis idéologique
  • Quand on regarde l'histoire de la terre, à des époques où la quantité de CO2 était de 20, 30 fois supérieure à celle d'aujourd'hui, la température était plus basse qu'aujourd'hui
  • La gratitude est un incitatif à la recherche - Tant que les chercheurs seront capables d'entretenir la peur d'un cataclysme, ils seront capables d'obtenir des budgets de recherche pour résoudre des problèmes (fictifs ou pas) et obtenir de la gratitude
  • La désinformation des médias et des contenus de cours au secondaire est déplorable et entretient la peur et la culpabilité
  • Il est déplorable que des "gens qui chantent faux dans la grande chorale du Québec" soient écartés (ex: Jacques Brassard)
  • Le ClimateGate met le doigt sur un problème important: le manque de fiabilité des données et des méthodes sur lesquelles se base le GIEC
  • Enseigner la science est primordial pour développer le jugement des jeunes québécois.
Encore merci aux gars de Radio SHOCK de m'avoir fait connaître ce Québécois. En passant, j'adhère à votre hypothèse que le sujet du réchauffement climatique sert de prétexte pour s'attaquer au gouvernement conservateur fédéral. Je me doute bien qu'il en serait autrement si nous avions un gouvernement libéral à la tête du pays.

En complément pour les intéressés, le passage de Jacques Brassard à Denis Lévesque: ici

jeudi 10 décembre 2009

La climatologie, prise 2: L'éloge du doute, par Lysiane Gagnon

Il y a des gens qui expriment EXACTEMENT ce que l'on pense et qui l'écrivent magnifiquement.

C'est le cas de Lysiane Gagnon aujourd'hui dans son article Éloge du doute, qui en toute humilité, complète extraordinairement bien mon texte d'hier.

Un jour, j'écrirai comme Lysiane Gagnon!

mercredi 9 décembre 2009

La climatologie: une science trop jeune pour être exacte?

OK. Je ne m'y connais en rien lorsqu'il s'agit des questions touchant le climat, l'environnement, les gaz à effet de serre, etc. Voilà!

Seulement, il me semble que le principe de précaution impose que l'on soit particulièrement vigilant dans le traitement des informations que nous recevons, d'autant que la récupération politique des écologistes et l'influence qu'ils exercent sur les décideurs de la planète risque de provoquer des modifications profondes dans toutes les sphères de la vie humaine: politique, économique, sociale, etc.

Pour traiter l'information, toutefois, il est absolument requis d'avoir accès à TOUTE l'information et en ce sens, cela prend des avis divergents. En voici un que j'ai cueilli sur Facebook et ce que j'en retiens.

Le géophysicien Vincent Courtillot, membre de l'Académie des sciences et directeur de l'Institut de physique du globe de Paris:
  • se surprend de l'attention médiatique que génère le sommet de Copenhague, mais se l'explique par des raisons électorales et du succès du mouvement écologiste;
  • fait le lien entre la ferveur écologiste et la philosophie judéo-chrétienne;
  • se désole de l'anxiété que génère le discours catastrophique des climatologues;
  • reproche aux scientifiques de donner trop de poids à une science aussi jeune que la climatologie et prétend qu'il est irresponsable de déclarer qu'ils sont à 90% certains des conclusions de leurs études
  • croit que c'est le Soleil qui est responsable de l'essentiel du réchauffement du climat;
  • ne conteste pas un instant la réalité du changement climatique, mais le climat a TOUJOURS changé au point où il fut un temps (les années 1000) où le climat était celui que l'on connaît aujourd'hui
  • trouve que les sables bitumineux sont épouvantables parce que ça, c'est de la pollution
  • trouve qu'il n'y a aucun doute qu'il y a plus de gaz carbonique dans l'atmosphère
  • trouve que ceux qui disent que le débat est clos se trompent.
"Quand en science, dans un domaine aussi compliqué que le climat qu'on étudie depuis aussi peu de temps; quand on dit qu'on a tout compris et tout résolu et qu'il n'y a plus de débat, c'est qu'il n'y a plus de science et qu'on est passé dans le domaine de la religion." - Vincent Courtillot

Donc là où ce scientifique s'arrête, c'est de faire le lien entre cette augmentation de gaz carbonique et le réchauffement climatique, donc que l'activité humaine est la principale responsable de ce réchauffement.

Quant à moi, je crois que nous pouvons nous préoccuper de la pollution qui accable les populations de la terre sans pour autant verser dans l'idéologie, la religion et une bataille d'initiés. Dommage...

La hausse d'impôts de 1 milliard $ de Claudette Carbonneau

La présidente de la centrale syndicale CSN entend combattre avec fermeté le "rétrécissement du rôle de l'État" et le plafonnement à 3,2% de la hausse des dépenses de programmes. Pour assurer "un Québec vert (et) une fiscalité qui permet aux Québécois de compter sur toute une gamme de programmes", dit-elle, elle prône plutôt l'augmentation du fardeau fiscal des Québécois de 1 milliard $.

Et si on la mettait sur la table, cette "gamme de programmes"? Et si le gouvernement s'attelait plutôt à régler les problèmes structurels AVANT d'en imposer davantage aux contribuables? Un petit rappel ici s'il manque d'idées.

Mais il me vient une autre idée, tant qu'à y être. Celle-là, Madame Carbonneau risque de ne pas la trouver drôle, mais si elle est contre, elle ne pourra pas évoquer la "justice sociale". Car voyez-vous, en connaissez-vous beaucoup des employés qui peuvent accumuler des centaines, voire même des milliers de journées de maladie et se les faire verser en argent ou en temps à la veille de la retraite? Eh bien voilà ce que nous offrons à notre fonction publique.

En 2008-2009, la ministre des Finances de l'époque, Madame Jérôme-Forget, créait, à partir d'argent emprunté, le "Fonds des journées de maladie accumulées" devant servir à payer ces engagements et dans lequel on prévoyait y injecter tout près de 800 millions $ d'ici mars 2010!

En termes plus clairs, les contribuables du Québec non syndiqués ayant déjà un salaire horaire 23% inférieur à celui des employés syndiqués, s'endettent pour payer à leurs "serviteurs de l'État" des conditions absolument impensables pour eux-mêmes et leur famille. Talk about social justice!

Je suggère donc qu'avant d'augmenter les impôts de 1 milliard $, nous mettions fin à cet "avantage social" et que nous récupérions ce Fonds qui n'aurait plus sa raison d'être. Après tout, sur la base de quel principe le contribuable moyen et les générations futures devraient-ils s'endetter pour payer des conditions bien au-dessus de ce à quoi ils peuvent aspirer eux-mêmes? Après tout, une négociation, ça sert à ça, non?
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Salaire horaire moyen, non couverts par un syndicat: 19,34$
Salaire horaire moyen, couverts par un syndicat: 23,81$
Source: Statistiques Canada

samedi 5 décembre 2009

Enquête publique sur l'industrie de la construction - Pétition électronique

En attendant la prochaine élection, si vous avez une minute, je crois que celle-là, elle vaut vraiment la peine d'être signée: Allez ici

vendredi 4 décembre 2009

Places subventionnées en garderie privée: un processus d'une parfaite inutilité!

Le Parti québécois a fait sensation cette semaine en insinuant qu'il y avait un lien entre les places subventionnées en garderie privée et les contributions du Parti libéral du Québec. Dans la région des Laurentides, notamment, une majorité des nouvelles places subventionnées auraient été octroyées à des personnes qui ont contribué à la caisse du Parti libéral. Un propriétaire de la région de Lanaudière aurait versé des contributions au PLQ la même année de l'obtention de nouvelles places subventionnées.

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cette supposée collusion et il faut bien reconnaître l'expérience et l'efficacité de la stratégie de l'Opposition officielle. À la veille d'une fin de session parlementaire et du temps des Fêtes, le Parti québécois en remet et dévoile ce qui lui apparaît comme des indices de collusion entre le parti au pouvoir et l'octroi des places subventionnées à 7$.

La population en manque d'écoute n'aura  pas de sympathie pour un Jean Charest qui en arrache avec le Parti québécois ces temps-ci. Pourtant, des explications beaucoup moins tordues sont peut-être plus proches de la réalité. Une première explication pourrait facilement être reliée à la frustration et aux plaintes du monde des CPE qui voit s'accroître le nombre de places en garderie privée. En deuxième lieu, on n'a pas à s'étonner que les entrepreneurs privés soient plus portés à contribuer au Parti libéral qu'au Parti québécois. Finalement, le sans-gêne de la "machine de financement" du PLQ à approcher quiconque offre un potentiel de contribuer financièrement au parti y est peut-être aussi pour quelque chose.

Tout cela dit, ce n'est pas ce qui a allumé ma curiosité cette semaine. Et puis, si par "hasard" le gouvernement privilégiait les garderies privées, bravo! Après tout, ils ont du terrain à rattraper suite au moratoire imposé du temps que le Parti québécois était au pouvoir.

Non. Ce qui a attiré mon attention est ce fameux "processus d'analyse" des projets. À part faire circuler les formulaires et faire travailler des fonctionnaires, voulez-vous bien me dire à quoi sert le processus d'attribution des places subventionnées? Pourquoi exigerait-on davantage de ces installations que des installations privées non subventionnées? Après tout, l'obtention d'un permis tel que stipulé dans la Loi sur les services de garde devrait être suffisant, non?

La seule raison pourrait être que le gouvernement veut "contrôler" le nombre de places "subventionnées" parce qu'il veut en contrôler les coûts. Or, depuis peu, le gouvernement subventionne de façon à peu près identique une place en garderie subventionnée qu'une place en garderie non subventionnée.

Lorsqu'il s'agit d'une garderie publique (CPE) ou privée subventionnée, c'est le programme des garderies qui paie la note. Lorsqu'il s'agit d'une garderie privée non subventionnée, ce sont des mesures fiscales qui s'en chargent. À la fin de l'année, pour les parents et pour l'État, le coût d'une place est à peu près identique. (Voir le joli outil du ministère pour comparer les situations).

Je m'étonne donc que la "réingénierie libérale" n'ait pas ciblé ce processus comme étant d'une parfaite inutilité. Plus que ça, s'il y a un endroit qui mériterait d'être revu et simplifié, c'est bien tout le soutien à la famille. En plus d'être extrêmement coûteux et lourd sur la fiscalité des québécois ET des entreprises, il a été maintes fois démontré que ces programmes universels sont très loin d'être équitables ou progressistes, avis aux gauchistes du Québec!

jeudi 3 décembre 2009

"Ça fait des années que ça marche de même..."

C'est rare que je fais ça, mais le texte du blogue de Michel Hébert est trop bon aujourd'hui: lisez ceci et dites-moi qu'on n'est pas rendus fous!

Et ils croient qu'on pourrait réorganiser le travail dans les hôpitaux!

Misère...