Quel beau moment et quel bel être humain et citoyen de première classe que ce M. Du Berger. Un scientifique québécois trop peu sollicité par les médias mais qui se rend disponible à qui veut l'entendre. Je ne vous enlèverai pas le plaisir de l'écouter (il le faut!) mais vous dirai que j'ai adoré la façon dont il a décrit la science du climat et qu'il m'a éveillée à la complexité du sujet dans sa globalité (géophysique, océanographie, astronomie, etc.).
Autres commentaires de sa part:
- Dès la création du GIEC, l'intention était de s'attaquer au CO2 (Les dés étaient pipés d'avance)
- Copenhague n'a rien d'un événement scientifique: ce sont des politiciens qui cherchent à plaire à leur électorat
- La dimension scientifique de la climatologie a dérivé vers une dimension politique, puis idéologique
- Quand on regarde l'histoire de la terre, à des époques où la quantité de CO2 était de 20, 30 fois supérieure à celle d'aujourd'hui, la température était plus basse qu'aujourd'hui
- La gratitude est un incitatif à la recherche - Tant que les chercheurs seront capables d'entretenir la peur d'un cataclysme, ils seront capables d'obtenir des budgets de recherche pour résoudre des problèmes (fictifs ou pas) et obtenir de la gratitude
- La désinformation des médias et des contenus de cours au secondaire est déplorable et entretient la peur et la culpabilité
- Il est déplorable que des "gens qui chantent faux dans la grande chorale du Québec" soient écartés (ex: Jacques Brassard)
- Le ClimateGate met le doigt sur un problème important: le manque de fiabilité des données et des méthodes sur lesquelles se base le GIEC
- Enseigner la science est primordial pour développer le jugement des jeunes québécois.
En complément pour les intéressés, le passage de Jacques Brassard à Denis Lévesque: ici